Historique

À l’automne 1997, le gouvernement de l’Ontario décrète que les personnes à la direction des écoles doivent se retirer des associations d’enseignantes et d’enseignants et du contexte de la négociation d’une convention collective. Cette décision fait suite au geste de solidarité de la part des directions et des directions adjointes durant la grève générale des enseignantes et des enseignants qui venait de se terminer.

Force est d’admettre que les quelques 450 membres à la direction des écoles de langue française, comme leurs collègues anglophones, vivent à ce moment des sentiments très forts vis-à-vis un changement professionnel imposé qui, pour plusieurs, leur paraît brutal. Ils se retrouvent maintenant sans protection syndicale. Ils deviennent des employés qui seront dorénavant régis par la loi sur les Normes d’emplois de la province de l’Ontario et par le fait même des non-syndiqués dans un rôle de gestionnaire d’école.

Face à cette nouvelle réalité, la majorité des directions et des directions adjointes franco-ontariennes est convaincue qu’il faut se munir d’une structure qui va, entre autre, s’occuper des besoins professionnels de ses membres sur les plans de services aux membres, de protection légale, de perfectionnement professionnel et qui va assurer une voix forte auprès des instances décisionnelles des districts et de la province en matière d’éducation.

Lors de nombreuses rencontres régionales et provinciales, des représentants et des représentantes des personnes à la direction des écoles de langue française débattent les scénarios suivants: se joindre à l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens en tant que groupe distinct; adhérer à l’Ontario Principals’ Council ou à l’Ontario Catholic Principal’s Council, ou se regrouper par conseils scolaires et former une association provinciale francophone des personnes à la direction.

On s’entend finalement sur un compromis: former une association provinciale qui prendrait son autorité des 13 associations locales. Cette autorité s’exercerait par des décisions prises lors d’une assemblée annuelle. De là prend naissance l’Association des directions et directions adjointes des écoles franco-ontariennes.